Lives in progress

Après 39 ans d’une carrière prodigieuse et atypique, Sylvie Guillem, parfois nommée «la plus grande danseuse au monde» consacrera l’année 2015 à une dernière tournée. Il s’agit d’un «au revoir » qui l’amènera à se produire sur les scènes qu’elle avait déjà fréquentées. L’événement, intitulé Life in Progress, annonce la retraite de l’artiste à l’âge de 50 ans.

Sylvie Guillem : «Après 39 années d’entraînement, j’ai décidé de faire ma dernière révérence […] Tout simplement parce que je souhaite arrêter heureuse en faisant ce que je fais, comme je l’ai toujours fait, avec passion et fierté». Et elle ajoute: «toute l’année 2015 sera un dernier tour des scènes que j’ai fréquentées.»

La tournée internationale d’adieu de cette danseuse française d’exception aura lieu de mars à décembre. Deux créations sont au programme: un solo d’Akram Khan et un pas de deux de Russell Maliphant, avec Emanuela Montanari de La Scala. On annonce également deux reprises : un solo de Mats Ek, Bye, spécialement créé pour elle en 2011 dans le cadre de 6000 miles away et un pas de deux de William Forsythe, Duo, interprété par deux danseurs masculins de The Forsythe Company.

Formée en gymnastique de compétition, Sylvie Gillem a découvert la danse étant toute jeune. C’est ainsi qu’à l’âge de 12 ans elle faisait déjà partie de l’école de l’Opéra de Paris. Dans l’année 1984,  fut nommée danseuse étoile par nul autre que Rudolf Noureev, alors maître du ballet de l’Opéra de Paris. Elle avait 19 ans. Fidèle à sa réputation d’esprit rebelle, son départ de l’Opéra de Paris en 1989 avait fait scandale. Elle avait claqué la porte de l’institution, contestant ainsi la règle en vigueur à l’époque, qui interdisait de danser à l’étranger. «Elle claque la porte, et dans le monde très policé de la danse, ça ne se faisait tout simplement pas», rappelle Valérie Samuel.

Par après, elle rejoint le Royal Ballet à Londres.

Se référant à Sylvie Guillem, le chorégraphe Maurice Béjart la décrit comme ayant un physique «extraterrestre». Je ne sais pas si c’est «extraterrestre», mais certainement électrisant! De cela rendent témoignage les photos publiées par Vogue Paris, circa 2001, où elle pose nue.


J’ai encore une autre histoire fascinante à partager. Celle de Sabine Kuegler, une jeune femme allemande qui a grandi jusqu’à ses 17 ans dans une tribu indonésienne, parmi les anciens guerriers cannibales, les Fayus. Une enfance pas ordinaire pour une petite européenne qui dès l’âge de 5 ans côtoyait sans dédain les araignées, les serpents et les chauves-souris. Selon son récit, elle arrivait même à déguster les fourmis géantes de la jungle de Papouasie sans se faire mordre la langue! A 16 ans elle s’est aperçue pour la première fois qu’elle était blanche. C’est possiblement cette découverte qui aurait agi comme un déclencheur pour la faire décider de venir vivre dans «notre» monde.

Elle a écrit un livre qui fut un best-seller dès sa parution en Allemagne : L’enfant de la jungle. Pour l’édition française : Oh ! Éditions (24 août 2006).

kuegler

A la lecture de son histoire, on comprend vite que le choc culturel et affectif avait été terrible : traverser la rue, écouter le son du téléphone, la relation avec les autres, la nourriture. «J’ai perdu l’innocence et la confiance totale en autrui. Je me suis fabriqué une peau d’éléphant car je suis trop sensible. J’ai appris à me taire, à avoir des secrets. Il n’y a pas de vie privée dans la jungle, c’était donc nouveau pour moi. Mais je garde mon ouverture sur le monde, la richesse de mes expériences et mon instinct : je sens les événements avant qu’ils ne se produisent car l’atmosphère change, et il suffit que j’entre dans une pièce pour savoir ce qui s’y trame».

Aujourd’hui, après deux mariages et quatre enfants, elle habite toujours l’Europe.

Pour la fin, je vous propose de célébrer les parcours de vie, les leurs comme les nôtres. Voici un cocktail typique de l’Argentine : le Clericot. Une boisson très rafraichissante provenant, dit-on, du sous-continent indien et introduite en Argentine au 19e siècle par les colonisateurs britanniques.

Voici la recette :

Clericot

1 orange
9 fraises
1 poire
1 dose de Cointreau
1 dose de Curaçao
1 bouteille de vin blanc (Sauvignon) ou rosé
Quelques glaçons

Peler la poire et l’orange et les découper en morceaux. Nettoyer les fraises et les couper en deux. Passer le tout au mélangeur. Ajouter le Cointreau et le Curaçao, puis remuer. Verser le vin et ajouter quelques glaçons. Servir très frais.

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