Frontières

Léonard de Vinci (1452-1519), incarne un grand prodige. Ses recherches et dessins portant sur la science et particulièrement sur l’anatomie humaine sont toujours d’actualités, malgré les 500 années et plus depuis leurs réalisations.

Ses observations sur le cœur humain continuent aujourd’hui à surprendre. Souvent on fait référence à son « œil de scanneur » évoquant son aptitude hors du commun à aller au-delà des apparences. Au cours de ses nombreuses recherches, il avait disséqué le cœur d’un homme de 100 ans et avait décrit pour la première fois la maladie des artères coronaires. Aujourd’hui, au XXIe siècle cette maladie constitue une des causes de décès parmi les plus fréquentes.

Léonard de Vinci

Léonard de Vinci

Il est tout à fait possible que des découvertes scientifiques similaires aient pu se réaliser dans le cadre de grandes civilisations aujourd’hui disparues et qui étaient très avancées dans une myriade de domaines. Les idées voyagent, traversent le temps et à un moment ou un autre elles nous rejoignent : « Never born, never died, just visiting » selon la pensée brillante d’Osho, (Inde 1931–1990), un personnage mystique et grand leader spirituel.

Je suis parmi ceux et celles qui admirent le génie de Léonard de Vinci. En 2015, j’ai me suis intéressée à deux livres qui examinent son travail scientifique et les deux volumes sont signés par des médecins spécialistes : Le cœur de Léonard du cardiologue britannique Francis Wells et Leonardo’s Brain du chirurgien américain Leonard Shlain.

«Il avait un esprit très éveillé et très curieux, il voulait vraiment faire de la recherche et observer», dit Francis Wells, chirurgien cardiologue à l’hôpital Papworth de Cambridge, qui a étudié patiemment pendant des années les dessins anatomiques de Léonard de Vinci. Francis Wells souligne d’ailleurs la pertinence des observations scientifiques de ce génie et selon lui, beaucoup de ses conclusions, comme celles concernant le fonctionnement des valves artérielles et la circulation du sang, restent tout à fait vraies aujourd’hui.

Léonard de Vinci avait concentré ses activités autour de sa carrière d’artiste, d’architecte et d’ingénieur, la science ayant été pour lui un passe-temps. C’est probablement la raison pour laquelle beaucoup de ses recherches scientifiques ont été mises au jour longtemps après sa disparition.

Je suis toujours très attirée par ses dessins, particulièrement les têtes et portraits. Ils sont magnifiques et intemporels comme toutes les œuvres des grands maîtres.

Léonard de Vinci

Actuellement, même si le dessin exige un grand talent et une excellente technique, il n’arrive pas à se tailler une place avantageuse dans les ventes aux enchères, sauf pour les négociations des œuvres de signature emblématique, dont la valeur se chiffre en millions de dollars. Nous sommes probablement dans un autre cycle du marché de l’art et cela va sûrement changer pour laisser la place à une autre phase plus tard. Je crois que dans le cadre des dernières ventes publiques, on a relevé que c’est la sculpture qui a déplacé le dessin dans l’intérêt des acheteurs. À suivre…

Parmi les jeunes artistes que je suis en ce moment, il y a David Ostrowski qui a causé une véritable surprise dans le dernier classement où il partageait la vedette avec Oscar Murillo. Né en 1981 à Cologne, David produit des tableaux minimalistes et méditatifs qui montrent une sensibilité spécial pour la technique du dessin. Son univers énigmatique est très apprécié par les grands collectionneurs qui ont beaucoup contribué à créer très vite un marché international pour ses œuvres.

David Ostrowski, 2010, huile, laque, papier, sur toile, 151 x 201 cm

Pour finir, je voudrais partager avec vous une œuvre de Firelei Báez, une artiste dominicaine haïtienne, qui expose actuellement au Pérez Art Museum of Miami (PAMM). L’exposition intitulée Bloodlines, retrace l’histoire des mouvements sociaux aux États-Unis et dans les Caraïbes. L’exposition aura lieu jusqu’au 28 février 2016.

Cette artiste est connue surtout pour ses dessins et aquarelles sur papier à grande échelle. Influencée par les différentes cultures, Báez invite les visiteurs de Bloodlines à traverser les frontières fictives créées spécialement pour eux le temps d’une exposition. Une lecture aisée de la démarche de Báez qui en dit long sur les nombreuses frontières que nous traversons quotidiennement dans un monde de plus en plus élargi.

Firelei Baez

Firelei Baez,

 

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